

Les 3 photos ci-dessus sont de Mickael Henry "(c) espace-marathon88.skynetblogs.be"
Un joli commentaire de semi-marathon du SMIVO par Christophe H. qui a remporté cette belle épreuve...
Mon SMIVO 2009
Une première victoire sur route et...
Une revanche en forme de clin d'oeil à l'édition 2006 qui m'avait vu abandonner !
C'était ma troisième participation au SMIVO, après les éditions 2006 et 2007.
Impossible de participer en 2008, une semaine avant le marathon de Paris.
Dommage… j'aurais aimé cette bagarre avec Olivier Freys !
Ma toute première rencontre avec le SMIVO est un peu étrange.
La naissance de mon fils étant attendue dans cette période, j'avais pris le départ avec, dans la poche du short, 1 ou 2 gels et... mon portable ! Juste "au cas où"…
Au 5ème kilomètre, alors que j'étais bien placé dans un groupe constitué de Mérouane Alami, Pascal Driant et Hervé Marchandé, nous repassons sur la ligne de départ, à Rosselange, où sont garées les voitures. Que se passe-t-il alors dans ma tête ? Toujours est-il que je coupe mon chrono, monte en voiture, laisse passer tous les concurrents… et rentre à la maison.
Analyse post-course : les jambes étaient là... mais la tête, ailleurs.
Trois ans plus tard, la forme du moment aidant (à 3 semaines du marathon de Lyon), pourquoi ne pas tenter d'écrire un " SMIVO 2009 : La revanche " !
L'absence de "cracks" (c'est à peu près tout ce que la presse locale aura retenu de mes propos) se confirme dès l'échauffement et me conforte dans l'idée que "c'est peut-être bien pour aujourd'hui !".
La journée est belle. Les copains sont là. Tout le monde semble de bonne humeur.
Peu avant le départ, je retrouve Mickael Henry et Jean-Raphaël Haut, du Team des Coureurs de l'Illon, pour une petite photo-souvenir qu'on retrouvera en bonne place sur le blog "espace-marathon88".
Paulette et Jean-Marc Becker ne semblent pas être là pour couvrir l'événement. Dommage ! Mais cette année, Jean-Marc joue à fond la découverte des Allures Libres de Gaume, courses belges réputées pour leur convivialité. Aussi, je gage que Paulette est au même moment quelque part en Belgique en train de régler son appareil pour shooter les coureurs, comme Mickael le fera ici aujourd'hui.
A 9h30, Joël Dumon donne le départ du SMIVO, première course comptant pour le challenge de la Vallée de l'Orne.
Les premiers kilomètres de chauffe dans Gandrange sont l'occasion de se retrouver et de plaisanter entre habitués.
Tel Christophe s'enquiert de qui aurait un mouchoir. Tel autre Christophe demande à un local Pascal (en avance d'une semaine ?) si le coureur qui les précède de quelques foulées, aux couleurs du Team Espace Marathon, lui semble être plutôt Bouchaib ou Hamid (?!). Bref : on rigole... et, l'air de rien, on échauffe les muscles des jambes en même temps que les zygomatiques.
Passé le pont sur l'Orne, le groupe de tête dans lequel je me trouve bifurque à droite.
A ceci près qu'il ne s'agit pas réellement du groupe de tête mais plutôt d'un groupe de poursuivants... puisque deux coureurs, inconnus de nous, ont pris les devants et mènent une allure assez élevée qui leur permet de nous prendre environ 100m par kilomètre dans le premier quart d'heure. Etonnant... Restons donc flegmatique (sans oublier de continuer à courir) : "wait (and run) and see".
S'ensuit, entre les kilomètres 4 et 7, un passage dans Rombas, un brin alambiqué (ça tourne tout le temps... ça monte et ça descend !) mais pas désagréable et qui permet de jauger la fraîcheur des concurrents du jour avant de rejoindre le Fil Bleu de l'Orne, une promenade bétonnée longeant le cours d'eau qui nous mènera, d'est en ouest, jusqu'à Moyeuvre-Grande.
Le Fil Bleu de l'Orne est très agréable. Les promeneurs dominicaux, marcheurs ou cyclistes, ne s'y trompent pas et encouragent timidement les courageux qui ce matin ont chaussé leurs baskets pour 21 kilomètres. Mickael Henry (alias "espace-marathon88") nous double sur son vélo dont il saute prestement, l'appareil-photo en bandoulière, pour nous mitrailler.
Il fait beau et chaud. L'ambiance est bucolique à souhait.
Mais, attention ! C'est précisément ici et maintenant qu'il faut veiller à ne pas s'endormir, piégé par la monotonie de cette section de parcours rectiligne. En effet, nous sommes partis sur les bases d'une allure marathon (une très bonne chose pour moi qui, en théorie, ne devrait pas aller plus vite aujourd'hui, à 3 semaines de mon rendez vous lyonnais) et à cette allure là, c'est groupés que nous arriverons au bout de l'épreuve... Pas question de ça !
J'ai en tête la petite phrase amicale lancée par Pascal Driant dans les premiers kilomètres : "C'est ton jour, Christophe. Tu es le seul en 1h15". Et je ne voudrais certes pas le faire mentir !
A compter du 8ème kilomètre, je commence donc à accélérer progressivement... jusqu'à mon allure semi-marathon. Au 11ème kilomètre, j'ai décroché mes principaux concurrents habituels et repris un des deux "fuyards". Le premier est désormais dans ma ligne de mire alors qu'on approche du "demi-tour", prévu à Moyeuvre-Grande, l'extrémité ouest de la boucle du SMIVO.
Au 13ème kilomètre, je dépasse le premier qui ne semble pas vouloir (ou pouvoir) s'accrocher. Le parcours est redevenu plus urbain, ce qui a notamment pour effet d'amener quelques encouragements à un moment opportun. Maintenant, il me faut maintenir l'allure semi-marathon jusqu'au bout et si possible conforter mon avance.
Je traverse Rosselange puis Clouange - communes où Nathalie, mon épouse, viendra bientôt courir à son tour, toujours dans le cadre du challenge de la Vallée de l'Orne - dans le sillage de la voiture ouvreuse et désormais accompagné d'un cycliste dont la présence silencieuse m'encourage. A Clouange, alors que je peste de ne pas voir arriver le ravitaillement du 15ème kilomètre, il me tendra son bidon. Sympa !
La dernière difficulté à gérer est la côte de Vitry-sur-Orne, au 19ème kilomètre, juste après le passage sous la N52 et un virage à gauche accentué... l'occasion de jeter discrètement un regard en arrière et de vérifier que le deuxième n'est plus en vue. Je vais pouvoir grimper tranquillement, "en mode crémaillère" (foulée raccourcie, fréquence plus élevée). Comme je l'apprendrai par la suite et par le RL, d'autres n'ont pas eu cette chance et ont craqué alors qu'ils étaient à la bagarre dans cette côte finale et assassine.
Je m'achemine maintenant vers ma première victoire ! L'euphorie me donne des ailes et c'est à peine si je m'étonne de tournicoter (deuxième partie un peu "alambiquée" du parcours) dans ce lotissement avant de retrouver la route principale et l'accès au stade où m'attend l'arche de l'arrivée.
Joël est au micro. Un geste de la main. Je suis heureux.
Le temps d'un "merci" et d’un sourire aux bénévoles qui proposent sandwiches et boissons ainsi que le choix entre PLUSIEURS CADEAUX SOUVENIRS pour tous les participants (!) et je repars en sens inverse. Cette fois-ci, mon footing de récupération m'amènera jusqu'à Michel Lai, fervent adepte du forum de Courirenmoselle.com, avec qui je reviendrai vers l'arrivée.
Une fois de plus, l'organisation aura été exemplaire.
Une fois de plus, ce sont la bonne humeur et la convivialité des courses de la Vallée de l'Orne qui sont les vainqueurs de cette belle journée.
Vivement la prochaine !


Sébastien D., une frimousse mise à l'honneur lors du dernier marathon de Paris qu'il avait déjà couru l'année dernière en 3 heures et 9 minutes.
Commentaires de Sébastien : Mon objectif cette année était de le courir en 3 heures. Je pense avoir fait une préparation convenable, même si je pense que j'aurai dû faire l'impasse sur le semi de Metz qui a laissé des traces...
C'est une course vraiment magnifique avec une ambiance de folie. Cette année, le temps était particulièrement clément et ce fut un plaisir de courir sous ce beau soleil parisien. J'ai décidé de faire la course seul, au feeling, sans me baser sur les meneurs d'allure mis à disposition des coureurs selon les différents objectifs.
Tout s'est plutôt bien passé jusqu'au 35ème kilomètre, je passe le semi en 1 heure 28.... mais j'ai fait la connaissance de ce fameux mur. La volonté d'avancer était là, mais les jambes ne pouvaient plus suivre ; le moral en prend un coup, mais je voulais absolument terminer et si possible atteindre mon objectif...
J'ai donc fait les derniers kilomètres comme je pouvais en essayant de perdre le moins de temps possible. Sur la dernière ligne droite, le speacker annonce que nous avons les moins de 3 heures, tranquille (les doigts dans le nez) et en plus sur les 4 meneurs d'allure avec pour mission moins de 3 heures, il y en a un devant moi et les 3 autres sont derrière.
Je pense donc être sous les 3 heures.... et bien, non ! mon temps est de 3 heures 00 minute et 3 secondes ; 1094ème sur 32000 je crois (pour 3 secondes..., c'est abusé, non ?).
Mais bon, que de bons souvenirs tout de même et du coup l'objectif de descendre sous les 3 heures sera réservé au prochain marathon que je disputerai.
(La photo est du 10 km de Rosselange 2008)


2006 : marathon du Luxembourg en 3h12
2007 : marathon du Luxembourg en 3h02, classé 39ème au classement scratch
2008 : marathon de Berlin en 2h55 (27/09/2008)
2008 : marathon de Paris en 2h53 (06/04/2008)
Commentaires de Daniel alias Panou : Lorsque je décidais de participer au marathon de Paris en avril 2008, je n'avais que deux marathons à mon effectif, mais tous les deux en plus de 3 heures (le marathon du Luxembourg a la réputation d'être difficile et casse pattes).
Je décidais donc de m'inscrire à Paris avec la ferme intention d'exploser mon chrono et il fallait que je me donne les moyens pour y arriver. Pour cela, j'ai suivi un programme d'entraînement sur 10 semaines avec six sorties par semaine et 1000 km parcourus. Le jour J j'étais bien préparé avec un poids aux "p'tits oignons" !
Sur la ligne du départ, emballé dans mon sac poubelle, j'attends le départ avec impatience, prêt à en découdre avec moi-même... je suis concentré et déjà dans ma course. Dans la tribune qui se trouve à 30 mètres, le maire de Paris fait son discours en compagnie du ministre des sports. Et blablabla, et blablabla.... je n'écoute et n'entend rien, je ne pense qu'à une seule chose, c'est partir.
Le coup de pistolet libérateur retentit enfin et les fauves sont lâchés, me voilà parti. Tout doucement, mon esprit se libère, je prends mon rythme (4'10 au km) et tout va pour le mieux. Je passe le 5ème km en 20'33 et le 10ème en 40'57 et j'arrive au semi en 1h26'51. Les coureurs défilent, je double encore et encore, pas de douleurs, j'ai du jus et je sens que pour moi c'est une bonne journée ! Je ne me laisse pas déconcentrer par l'ambiance de folie qui règne sur le parcours et j'attends le 32ème km afin de voir si je peux accélérer encore un chouya.
Arrivé au 30ème km, je me rends compte que j'ai les jambes et le moral et je constate sur le parcours que ceux qui sont partis trop vite paient déjà la facture. Arrivé au 32ème km, j'entend la foule qui crie :"allez JAJA, allez JAJA" et je réalise que mon idole (du temps où j'étais cycliste) est à quelques mètres et va bientôt revenir sur moi. C'est la providence qui me l'envoie car au moment où certains voient pointer le mur du 35ème km, moi je vois pointer Jalabert. La moto me double, JAJA est à mes côtés et j'ai droit au direct à la télé (chouette) et là je sais que plus rien ne peux m'arriver, je suis sur un nuage, mon moral est en béton armé.
Le rythme s'accélère au 35ème km, je m'accroche et pour rien au monde je ne veux lâcher l'affaire. L'arrrivée est à l'horizon et je franchi la ligne en 2h53'12 avec un deuxième semi encore plus rapide que le premier de 40'.
La pression retombe, ma mission est accomplie, mes efforts récompensés et le p'tit panou pleure comme un gamin, un gamin de 44 ans qui a réalisé son petit rêve...